TOUS ENSEMBLE POUR UNE PLATEFORME DE CONSERVATION DE LA FAUNE ET DES AIRES PROTÉGÉES

Les membres de la Plateforme des Acteurs de la Conservation au Tchad (PACT) de la faune et des aires protégées ont échangé, le mardi 24 septembre 2019, à l’hôtel Le Chari de N’Djaména, sur la mission, les activités et les résultats attendus de leur instance de dialogue et de réseautage. Ils ont créé la PACT pour mieux coordonner les efforts et les différentes initiatives de conservation de la faune et des aires protégées au Tchad.

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La réunion de ce mardi 24 septembre a été initiée par le Ministère de l’Environnement de l’Eau et de la Pêche, en collaboration avec le Programme d’appui à la gestion concertée des Aires Protégées et Écosystèmes Fragiles du Tchad (APEF).

Ce programme est financé par l’Union européenne à hauteur de 33 millions d’Euro, soit 26 milliards de FCFA, pour une durée opérationnelle de cinq ans (2017 – 2022).

Le Coordonnateur du Programme APEF M. Ahmat Brahim SIAM, informe que, depuis plusieurs années, le Tchad s’est positionne, au plus haut niveau, comme un des pays les plus engagés dans la conservation en Afrique centrale.

Les faiblesses structurelles

Cette position s’est illustrée, selon lui, par des résultats remarquables, atteints grâce à la mise en place d’un ensemble de moyens et dispositifs concrets de veille et de lutte anti-braconnage (Brigade Nationale Mobile de LAB, devenue Commandement de la Garde Forestière et Faunique (CGFF), et du Centre National de Protection des Éléphants), mais aussi, depuis 2011, par l’appel au partenariat public-privé entre African Parks Networks (APN) et le gouvernement du Tchad, pour la gestion déléguée du Parc National de Zakouma (PNZ).

Quelques aires protégées bénéficient d’un appui extérieur technique et financier effectif

La Directrice générale adjointe technique des Ressources Forestières, Fauniques et de la Pêche, Mme Nénodji Madingar, souligne que, d’importantes faiblesses structurelles et opérationnelles persistent à plusieurs niveaux, alors que la conservation de la biodiversité au Tchad reste très spécialisée sur quelques aires et très largement dépendante des appuis extérieurs.

Elle souligne que, jusqu’à présent, seules quelques aires protégées bénéficient d’un appui extérieur technique et financier effectif pour leur conservation. Pour Mme Nenodji Madingar, la réintroduction des espèces disparues telles que les Oryx et les rhinocéros montre à suffisance l’engagement du gouvernement et de ses partenaires pour la conservation de la biodiversité.

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