Domaine de Chasse de l’Aouk

Le domaine de chasse de l’Aouk a été consacré par l’ordonnance 14/63 du 28 mars 1963. Il s’étend de la réserve du Bahr Salamat à la frontière centrafricaine. De l’autre côté de la frontière, en territoire centrafricain, la quasi-totalité du secteur est classé en aires protégées : à l’est la réserve de l’AoukAoukalé, puis le Parc national de Manovo-Gounda-st Floris, puis vers l’ouest des zones de chasse sportive.

Le domaine de chasse est inclus dans le site RAMSAR des « Plaines d’inondation des Bahr Aouk et Salamat. L’Aouk est subdivisé en de nombreux blocs de chasse (les meilleurs d’Afrique francophone jusqu’aux années 70) dont actuellement seulement deux sont attribués à un opérateur de safaris (un seul campement de chasse est opérationnel). En effet, la faune a vu ses effectifs diminuer drastiquement à la suite de l’envahissement par les éleveurs. On peut globalement considérer que seule une partie du domaine (environ 200 000 ha le long de la frontière) est véritablement aménagée et protégée, en continuité avec le parc national de Manovo Gounda St Floris.

Cependant, ces territoires sont l’objet de pressions importantes du fait de la présence des éleveurs en saison sèche (fortes tensions et conflits très violents entre opérateurs de safaris et éleveurs).

La végétation a été peu dégradée dans le sud du domaine de chasse mais les éleveurs pratiquent un émondage excessif dans les autres parties. Les damalisques, bubales de lelwel, et hippotragues sont les seuls à subsister en nombre significatif vers l’ouest, tandis que la faune est un peu plus riche à l’aplomb du parc national de Manovo Gounda St Floris : les élands de Derby et buffles traversent parfois la frontière (constituée par la rivière Aouk).