Réserve de faune de BS

La réserve de faune du Bahr Salamat a été créée en 1964. Elle entoure le parc de Zakouma et est considérée de ce fait comme sa périphérie ou sa zone tampon. Selon la législation tchadienne, les activités humaines y sont autorisées, sauf l’implantation de nouveaux villages. La chasse y est interdite.

Cependant, en 1967, par décret n° 262/PR/EF/PNR du 08 novembre et conformément à l’article 7 du texte de création (Décret n° 49/TEFC du 29 février 1964), la partie sud qui couvre environ un million d’ha, dénommé domaine du lac Iro, a été érigée en réserve dite de « chasse contrôlée » pour y organiser des safaris de chasse en régie (chasse sportive sous le contrôle du service des eaux et forêts). Ce secteur a été largement colonisé par les éleveurs et l’agriculture.

Les parties nord et ouest de la réserve sont assez boisées (savanes dominées par les Acacia seyal et les Combretacées) ; la partie a subi de fortes dégradations pour permettre l’implantation de cultures de sorgho de décrue (« berbéré »).

La partie sud-est est peu boisée et comporte de vastes plaines s’étendant jusqu’au domaine de chasse de l’Aouk. La faune sauvage a beaucoup diminué du fait des activités humaines et de la sécheresse qui a contribué à la raréfaction des points d’eau.

En saison pluvieuse, une partie des espèces présentes dans le parc de Zakouma fréquentent la réserve du Bahr Salamat, mais en saison sèche elle est peu utilisée hormis par les damalisques pour lesquels elle constitue une importante zone d’accueil (plaine de Gara). Les autres espèces du parc de Zakouma sont présentes en faible nombre. On note toutefois des observations de Lycaon (Lycaon pictus).

Enfin, il est à noter que cette réserve constitue une zone d’accueil (et de transit) majeure pour les transhumants en saison sèche. Sa situation géographique, à proximité de pôles urbains d’importance, rend sa gestion délicate (aspects politiques liés à la rébellion, et à l’implantation de camps de réfugiés).