Réserve de Faune de SM

Cette réserve a été créée en 1961 (Décret 97/PG/T/EFC du 17 mai 1963) pour la protection du Rhinocéros noir (Diceros bicornis longipes) et de l’Eland de Derby, deux espèces qui ont depuis disparu de cet écosystème, à la faveur des conflits armés devenus endémiques dans la zone à partir de l’année 1979. Le milieu naturel appartient au domaine nord soudanien, et comporte une végétation assez dense traversée par les cours d’eau que sont le Barh Minia au sud et ses affluents (en particulier ceux descendant de la zone collinaire au nord-est : Bahr Siniaka et Bahr Korum) bordés de cordons ripicoles plus typiquement soudaniens. On trouve également quelques collines rocheuses. La végétation est composée essentiellement de savanes arbustive à arborée : Detarium microcarpum, Combretum glutinosum, Piliostigma reticulata, Anogeissus leocarpus, Oxyteranthera abyssinica ,… Initialement, la faune comportait toutes les espèces représentative du domaine nord-soudanien, ainsi que le grand Koudou de l’ouest (Tragelaphus strepsiceros cottoni) : Eléphant, Girafe, Buffle (Syncerus caffer aequinoxialis), Hippotrague, Bubale, Redunca, Guib harnaché, Cobe de Buffon, Cobe Defassa, Gazelle à front roux, Ourébi, Céphalophe de Grimm, Phacochère, Lion, Léopard. La majorité de ces espèces sont représentées par un faible nombre d’individus. Il faut noter qu’en saison pluvieuse, une partie des éléphants du parc de Zakouma occupe temporairement la partie est de la réserve. Un petit groupe de lycaons a été observé récemment. La réserve n’est actuellement ni aménagée, ni surveillée, malgré l’existence d’un poste de contrôle en périphérie. Elle est donc sujette au braconnage, au pâturage, à la pêche et aux coupes d’arbres illégales, tandis que la pression agricole reste modérée. Dans un contexte de ressources humaines et financières rares pour la gestion des aires protégées, une réflexion est menée sur la pertinence de cette vaste réserve, qui présente moins d’enjeu de biodiversité que le parc voisin de Zakouma, et ne génère pas de retombées pour les populations de sa périphérie. Son principal intérêt pourrait être en termes de connectivité : elle accueille, dans sa partie est, le déplacement d’éléphants du parc national de Zakouma via la réserve du Bahr Salamat.

Cette réserve a été créée en 1961 (Décret 97/PG/T/EFC du 17 mai 1963) pour la protection du Rhinocéros noir (Diceros bicornis longipes) et de l’Eland de Derby, deux espèces qui ont depuis disparu de cet écosystème, à la faveur des conflits armés devenus endémiques dans la zone à partir de l’année 1979.

Le milieu naturel appartient au domaine nord soudanien, et comporte une végétation assez dense traversée par les cours d’eau que sont le Barh Minia au sud et ses affluents (en particulier ceux descendant de la zone collinaire au nord-est : Bahr Siniaka et Bahr Korum) bordés de cordons rupicoles plus typiquement soudaniens.

La réserve n’est actuellement ni aménagée, ni surveillée, malgré l’existence d’un poste de contrôle en périphérie. Elle est donc sujette au braconnage, au pâturage, à la pêche et aux coupes d’arbres illégales, tandis que la pression agricole reste modérée.

Dans un contexte de ressources humaines et financières rares pour la gestion des aires protégées, une réflexion est menée sur la pertinence de cette vaste réserve, qui présente moins d’enjeu de biodiversité que le parc voisin de Zakouma, et ne génère pas de retombées pour les populations de sa périphérie. Son principal intérêt pourrait être en termes de connectivité : elle accueille, dans sa partie est, le déplacement d’éléphants du parc national de Zakouma via la réserve du Bahr Salamat.