Domaine de Chasse de l’Aouk

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L’espoir de voir revivre le hotspot de biodiversité d’Aouk

Le Domaine de Chasse de l’Aouk, situé à la frontière entre le Tchad et la RCA, abritait autrefois des communautés...


Carte d’identité du parc

  • année de création : 1963
  • superficie : 11 850km²
  • niveau(x) de protection :
    • Aire protégée de catégorie VI
    • Site RAMSAR
  • gestionnaire : African Parks Network (APN)/DFAP
  • milieux écologiques représentés : Savanes arbustives, boisées et arborées, Forêts sèches, Plaines d’inondation et Galeries forestières
  • espèces phares : Buffle, Girafe, Hippotrague, Hippopotame, Guib harnaché, Lion, Panthère, Guépard, Hyènes
  • Objectif gestion durable des ressources naturelles à travers la valorisation de la faune par la chasse sportive

Le domaine de chasse de l’Aouk a été consacré par l’ordonnance 14/63 du 28 mars 1963. Il s’étend de la réserve du Bahr Salamat à la frontière centrafricaine. De l’autre côté de la frontière, en territoire centrafricain, la quasi-totalité du secteur est classé en aires protégées : à l’est la réserve de l’Aouk Aoukalé, puis le Parc national de Manovo-Gounda-st Floris, puis vers l’ouest des zones de chasse sportive.

Le domaine de chasse est inclus dans le site RAMSAR des « Plaines d’inondation des Bahr Aouk et Salamat. L’Aouk est subdivisé en de nombreux blocs de chasse (les meilleurs d’Afrique francophone jusqu’aux années 70) dont actuellement aucun est opérationnel. En effet, la faune a vu ses effectifs diminuer drastiquement à la suite de l’envahissement par les éleveurs en saison sèche et les braconniers locaux mais aussi en provenance de la RCA et du Soudan.

La végétation a été peu dégradée dans le sud du domaine de chasse mais les éleveurs pratiquent un émondage excessif dans les autres parties. Les phacochères, damalisques, bubales et hippotragues sont les seuls à subsister en nombre significatif vers l’ouest, tandis que la faune est un peu plus riche à l’aplomb du parc national de Manovo Gounda St Floris : les élands de Derby et buffles traversent parfois la frontière (constituée par la rivière Aouk).

 

Graine essentielle pour ce projet de conservation : les premiers résultats des travaux d’inventaire de la faune montrent qu’il existe toujours des populations de grands mammifères dans le bloc de Mandjo.