Réserves de Faune Ouadi Rime – Ouadi Achim (OROA)

Cette réserve a été créé en 1969 pour la protection de la faune et de l’avifaune sahélo-saharienne, comme l’Addax, l’Oryx algazelle, la Gazelle dama, la Gazelle dorcas et les outardes Arabe et Nubienne.

La réserve est traversée par des Ouaddis (rivières ne coulant qu’occasionnellement), le plus souvent à sec, descendants des montagnes à l’est de la réserve et disparaissant dans les zones sableuses. L’ouest de la réserve est constitué par la dépression du Barh el Ghazal où a été trouvé le squelette de Toumaï, le plus ancien homme connu.

Ce site présente de grandes similitudes, au niveau écosystémiques et des activités et pressions anthropiques existantes : braconnage et feux de brousse notamment. Contigus, il est un espace transfrontalier abritant un cortège unique d’espèces animales et végétales adaptées à ces milieux naturels extrêmes, telles que l’addax, la gazelle dama, deux espèces en danger critique d’extinction. La faune a en effet considérablement régressée dans la partie sud de la réserve, suite à son aménagement pour l’élevage (nombreux aménagements hydrauliques).

L’Addax, l’Oryx algazelle et l’autruche ont disparu ; la Gazelle dama est rarement observée (elle est présente dans la partie est, plus boisée). La Gazelle dorcas est abondante (population estimée à plusieurs dizaines de milliers) mais en diminution dans le sud. Parmi les carnivores, le Guépard n’est plus observé tandis que l’Hyène rayée est en nette diminution du fait des empoisonnements pratiqués par les éleveurs.

Depuis 2014 l’ONG Sahara Conservation Fund œuvre dans la réserve pour la réintroduction des principales espèces de la faune sahéliennes, disparues ou en très faible nombre : l’Oryx, l’addax, l’autruche et la gazelle dama.